| Hugo Chavez : la critique et l´autocritique comme outils nécessaires à la révolution |
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| Ecrit par V Vadell | |
| 24-11-2009 | |
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C´est par ces mots que Hugo Chávez a rappelé à l´ordre les ministres, vice-ministres, maires, les invitant à reconnaître les erreurs et à les corriger, lors de son programme Aló Président, ce 8 novembre 2009. Le président a assumé les erreurs de planification, les retards dans les plans, le manque de résultats efficaces, les projets restés dans les tiroirs. “Les directives ne sont pas assez appliquées. Enfin, une plus grande discipline révolutionnaire est nécessaire. Les ministres manquent parfois de fermeté. Il faut serrer la vis. Je rends l’autocritique publique. Peu m´importe ce qu´en diront les réactionnaires. Ils ne m’importent pas, ce qui m’importe c’est le peuple ». Pour aider à résoudre ces problèmes le Ministre Giordani prépare des cours de planification stratégique auxquels devront assister tous les ministres, vice-ministres et maires, a-t-il annoncé. Lors du programme transmis depuis l’État de Portuguesa, 240 logements ont été remis à des familles pauvres. Le président a conversé avec Rosa López, une mère célibataire qui vivait dans une maison prêtée avec ses deux filles, qui étudie dans la Mission Culture et n’a pas de travail. À partir de l’exemple de Rosa à qui on donne un logement mais qui n’a pas de quoi le maintenir, Chávez a insisté sur le fait qu’il est nécessaire qu’on résolve le problème intégralement et a critiqué le fait qu´apparemment beaucoup des ministres et vice-ministres ne prêtent pas l´attention suffisante aux problèmes, ont l´air perdus, ne prennent pas de notes, alors que lui ne peut malheureusement pas être partout. « Un maire doit être dans la rue, un gouverneur doit vivre dans la rue » s’est exclamé Chávez. “Ce sont eux les responsables de beaucoup de choses. Je leur demande de se responsabiliser face au peuple. Nous devons assumer les erreurs publiquement, il est nécessaire d’assumer les responsabilités, c´est comme cela que se forge un révolutionnaire. Nous ne pouvons pas recourir au mensonge si nous voulons faire une véritable révolution ». « Si vous êtes vice-ministre d’articulation sociale, pourquoi n´êtes vous pas ici ? Pourquoi ne pas réaliser les instructions que j´ai cent fois données, pour que lors de la remise d´un ensemble de logements, la partie productive fonctionne également, pourquoi n´appliquez-vous pas ces instructions ? » a demandé le président Chávez à Dominga Hernandez, qui n’a pu offrir aucune réponse. Le président a cité l´exemple du directeur d’une usine socialiste de l´État de Falcon, qui vit à Caracas, gagne 10 mille Bolivars nouveaux par mois et visite l’usine une fois par semaine. Comment peut-on accepter cela ? Comment est-ce possible ? a demandé Chávez. « … je ne peux pas être partout et je ne peux pas nommer tout le monde, je n´ai pas le temps de recevoir tous les rapports directement, vous l´imaginez bien, vous tous les directeurs. Je n’ai pas le temps. Je me consacre au travail 24 heures sur 24. Je n’ai pas de temps supplémentaire. Les coupables sont les ministres, vice-présidents, vice-ministres qui acceptent ces choses. J’étudie ici, j´enquête là, mais je ne peux pas tout faire. Je n’ai que deux mains, deux yeux. Ces réflexions sont le produit d’années de lutte. Je ne suis pas venu ici pour parler ni pour passer un dimanche en Acarigua. Parfois j´ai la voix rauque, mes yeux ne réussissent plus á lire, tellement j´enquête, j´appelle, j´interroge. » Valentina Vadell Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve |
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