| L’affaire Joaquín Pérez Becerra: Stop à l'extradition des réfugiés politiques ! |
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| Ecrit par Lucha de clases | |
| 04-05-2011 | |
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L'arrestation de Joaquín Pérez Becerra et ensuite sa remise à l'armée colombienne a provoqué un grand mécontentement parmi les ouvriers et les révolutionnaires du PSUV. Cela montre que nous devons nous battre comme un seul homme pour inverser la politique étrangère du gouvernement bolivarien. Joaquín Pérez Becerra a été conseiller municipal de l'Unión Patriótica et du Parti Communiste Colombien dans le début des années 90. Il était aussi un « communicateur social » et un écrivain sujet à des poursuites criminelles en Colombie pour son opposition au régime paramilitaire. Il fut conseiller municipal de l’UP durant la première moitié des années 90 dans la ville de Corinto, un département de la région de la Valle del Cauca. C’est là-bas que son ex-femme fut enlevé par des groupes narco-paramilitaires. Le génocide contre l'UP fut si grand que tous les maires qui furent élus lors des élections de 1988 furent tous assassinés, sauf deux. Des centaines de conseillers, des dizaines de sénateurs et députés de la Chambre des représentants eurent droit au même sort, et près de 5.000 de ses militants les plus éminents furent massacrés. Le gouvernement suédois a accordé l'asile politique à M. Joaquín Pérez Becerra, qui a été arrêté à l'aéroport international Simón Bolívar dans l’Etat de Vargas ce samedi 23 avril et remis aux autorités colombiennes le lundi 25 avril à la demande du gouvernement de Santos qui l’accuse d'être un «meneur» du réseau clandestin des FARC en Europe et rédacteur du site ANNCOL. Malgré de nombreuses protestations provenant de groupes militants du PSUV, d’organisations internationales et de la centrale syndicale UNETE, le gouvernement de Chavez a déporté Joaquín Pérez Becerra le lundi 25 avril. l est incroyable que le gouvernement suédois le protège, pendant que notre gouvernement vénézuélien le livre à ses ennemis. Toute présomption de procès judiciaire "équitable" en Colombie est un canular. Au fond, l'administration Santos n'est rien de plus qu'une continuation du gouvernement paramilitaire criminel d'Alvaro Uribe et sa répression brutale de la dissidence politique est connue à travers le monde. Joaquín Pérez Becerra était un REFUGIE POLITIQUE et a été livré aux mêmes personnes qui ont demandé sa mort. Attendre de l'«équité» et de la «justice» dans ce contexte est ridicule. Il est extrêmement grave que Chavez aie cédé à la pression du gouvernement colombien et de l'impérialisme américain qui est avec lui. L’affaire Joaquín Pérez Becerra devrait appeler à la réflexion critique ! Il faut un changement brusque dans la politique étrangère du gouvernement bolivarien: Stop aux accords et pactes bilatéraux sans principes ! Nous ne sommes pas contre, bien sûr, les accords économiques qui sont nécessaires pour le Venezuela. Mais il faut distinguer entre les accords commerciaux et les concessions politiques. Lénine et Trotsky ont toujours été très strict à cet égard – ils signaient des accords commerciaux avec les puissances impérialistes, mais n'ont jamais renoncé lorsqu’il s’agissait de questions de principe, ils ne mettaient jamais de côté la lutte pour le socialisme international. La conjoncture actuelle peut servir à rectifier les erreurs commises. Face à la politique sans principes, nous devons revenir à l'idée proposée par Chavez en Novembre 2009 pour construire un Ve Internationale Socialiste en tant qu'outil de lutte pour la révolution mondiale. Stop à l'extradition des réfugiés politiques ! Pour une politique révolutionnaire internationaliste ! A bas le régime paramilitaires en Colombie ! Venezuela - écrit par Lucha de Clases Mercredi 27 Avril 2011 |



