Chavez prend de nouvelles mesures pour renforcer lasouveraineté alimentaire Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par La revolución vive   
22-08-2011

Quand les grands médias se souviennent soudain de l’existence du Venezuelaet se penchent sur « la maladie du président Chavez », on devinefacilement leur rêve.

Ce qu’un coup d’Etat n’a pu faire en 2002, une bonnemaladie fulgurante ne le pourrait-elle pas ?

Hélas pour le « Parti de laPresse et de l’Argent », la réalité sur place est aux antipodes de cequ’il espère. Non seulement parce que le président Chavez a gagné son combat contre unetumeur extraite il y a peu à Cuba, où il poursuit actuellement la thérapiepost-opératoire, après avoir reçu à Caracas le nouveau présidentprogressiste du Pérou, Ollanta Humala.

Non seulement parce que cet épisode très médiatisé a réaffirmé un fortsoutien populaire, visible notamment dans les marches qui accompagnent leprésident lors de ses déplacements. Mais aussi parce que la révolution ne fait qu’avancer. Comme cela, parcontre est passé sous silence systématiquement par les mêmes médias, envoici un signe concret.

« Parce qu’elle a violé les droits des travailleurs et a commis denombreuses irrégularités », le président a approuvé ce jeudil’expropriation des biens et des immeubles d’une entreprise de traitementet distribution du riz située à El Sombrero, état de Guárico, lors duconseil extraordinaire des ministres réuni au palais de Miraflores(Caracas).

« Cette entreprise doit devenir un modèle. Soyez pleinement confiant, vousles travailleurs, que vous allez avoir une véritable participation danscette entreprise, qui s’oriente à présent vers des principes socialistes »a déclaré le président, tout en demandant instamment au gouvernement de «s’assurer du contrôle effectif de l’entreprise pour l’orienter vers lenouveau modèle ».

 Hugo Chavez a expliqué qu’il ne s’agit pas comme ledisent les grands médias et l’opposition, d’une « atteinte à la propriétéprivée » mais de « défendre enfin les droits de ceux qui travaillent » etde créer par la même occasion une nouvelle « entreprise mixte de l’ALBApour distribuer un aliment de base » et de renforcer ainsi le « droit dela population à compter sur des entreprises de production sociale et nondes entreprises converties en obstacles qui agressent la nation et quiempêchent le développement du pays ».

Dans le même esprit de développement de la souveraineté alimentaire, leprésident Chavez a approuvé la nouvelle Loi de la Banque agricole,complément de la Mission Agrovenezuela qui a ces derniers mois octroyé descrédits à des centaines de milliers de petits et moyens producteursagricoles recensés dans tout le pays.

La nouvelle loi permettra à la Banque agricole de continuer à accélérer lamise à disposition de crédits, et de travailler de manière plus rapide etplus efficace avec d’autres organismes de l’Etat pour appuyer directementles producteurs de maïs, légumes, riz, soja, tournesol, canne à sucre,café, cacao, les producteurs de poulet, œufs, porcs, lait, chèvres, ovins,bovins, ainsi que les pêcheurs et les agriculteurs en général.

Cette loi vient réguler la Banque agricole créée en 2006 et qui depuislors a octroyé 46.326 crédits - plus de 6.229 millions de bolivars - pourcultiver 813.790 hectares et pour améliorer 2.263.745 têtes de bétail. En2011 la banque a remis des crédits pour un total de 1.219 millions debolivars. Ces crédits vont à des particuliers, des travailleurs regroupés enconseils communaux de paysan(ne)s, des conseils de pêcheurs, ainsi qu’àdes réseaux de producteurs libres et associés.

Sources : AVN, PL Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

 Samedi 16 juillet 2011  

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