Débat prometteur sur l’avenir de la révolution bolivarienne. Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par TPV   
03-03-2008

Plus de 30 personnes sont venu écouter et participer à une conférence le 26 février au Garcia Lorca sur les raisons de l’échec du référendum constitutionnel au Venezuela. Invités du jour étaient Paul-Emile Dupret du Collectif Venezuela 13 avril et observateur assidu des changements en Amérique Latine tout comme Erik Demeester de la campagne Pas Touche au Venezuela. L’activité était modérée efficacement par Cristina Gay, porte-parole d’Une Autre Gauche et observatrice lors de référendum du 2 décembre.

Les deux intervenants ont d’abord expliqué l’importance d’un tel débat sur les défis de la révolution. Il ne s’agit nullement d’une ‘ingérence’ paternaliste d’Européens dans les affaires internes des Vénézuéliens. Cette révolution a un impact au-delà des frontières du Venezuela et revendique clairement aussi sa portée internationale. Solidarité et débat critique vont de paire.

Paul-Emile et Erik ont le mieux possible expliqué les débats qui se déroulent au sein du mouvement bolivarien aujourd’hui après la défaite du 2 décembre. Tout d’abord il est important de comprendre que le résultat du 2 décembre n’illustre pas un renforcement de la droite et de l’opposition mais plutôt une désaffection dans les rangs chavistes. La bureaucratie et la corruption sont toujours rampantes. Malgré les énormes progrès sociaux des problèmes énormes persistent dans la santé, le logement, l’insécurité etc. Il est aussi question d’une perte de souffle des Misiones, ces programmes sociaux qui font la fierté des bolivariens. Le sabotage économique de l’oligarchie provoquant la pénurie alimentaire et l’incapacité du gouvernement à faire face à ces conséquences est aussi mis en avant comme cause de l’avertissement donné par la base chaviste. Paul Emile soulignait aussi le manque de préparation du nouveau parti le PSUV à la veille de ce scrutin.

Discutant des pistes pour l’avenir de la révolution les deux orateurs sont d’accord pour dire que cette révolution doit s’approfondir et aller en avant et non ralentir. Les divergences apparaissent quant aux mesures nécessaires. Erik défendait l’importance de nouvelles nationalisations pour lutter contre la pénurie alimentaire et rompre le pouvoir de l’oligarchie. A cela s’ajoute l’importance que lutter contre la bureaucratie d’état par le renforcement des organes démocratiques de contrôle sur l’administration. Paul Emile ne croyait pas nécessairement que des nationalisations représentent la solution aux problèmes mais le débat reste ouvert.

Notre solidarité n’est aucunement diminuée par les difficultés de la révolution au contraire. C’est en des moments pareils que l’on reconnaît les vrais amis de révolution bolivarienne.

Paul-Emile a aussi proposé de répéter ce débat afin d’approfondir la discussion sur les relations entre parti, état et socialisme. La campagne Pas Touche au Venezuela est partante pour ce nouveau débat.

  Home
Hands Off Venezuela, 2007